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dimanche 16 mai 2010

«Billet martien»

billetmartien
En trainant mes pattes fatiguées par des heures de marches durant plusieurs jours, je me suis rendue compte que je n’avais pas écrit de petits billets concoctés grâce à mon cerveau endommagé par des d’heures de séries, télé, youtube, twitter, facebook, gmail, msn , jeanmarcmorandini et courses. Ce n’est pas l’envie qui m’a manquée…mais voyez-vous j’étais très occupée par des d’heures de séries, youtube, twitter, facebook, gmail, msn , jeanmarcmorandini et courses (je me répète là ?!).

Bref, je n’ai pas ouvert l’interface de Blogger pour vous raconter mes activités hautement productives…mais je suis ici pour causer : Ingratitude des parents ou des enfants, c’est selon….

Nous, les jeunes, nous sommes toujours en quête d’indépendance. Nous sommes un peu comme un pays qui cherchons à se détacher de toute autorité suzeraine ou coloniale comme celle de NOS PARENTS. Certains d’entre nous avons la chance d’avoir des parents mielleux merveilleux alors que d’autres sont en conflit avec ces gens qui nous ont mis au monde et qui nous ont élevé afin que nous leur obéissons à la lettre et que nous les vénérons jusqu'à ce qu’ils prennent leur ticket pour l’autre monde. Ceux-là sont des Hitler en puissance souhaitant à tout prix contrôler leur enfant. Ils possèdent l’une des armes les plus craintes et les plus dangereuses. Cette arme c’est une toute petite phrase : «T’ES QU’UN/E INGRAT/E».

Touchés par cette arme destructrice, certains d’entre nous se retrouvent souvent à se poser différentes questions, perdant ainsi confiance en eux. Est-ce que nos parents nous ont mis au monde pour que nous les remerciions chaque jour pour ce qu’ils font pour nous ? Ne sommes nous pas déjà un cadeau pour eux ? En quoi les remercier chaque jour fera de nous des enfants mielleux merveilleux ? Pourquoi nous reprocher d’être ingrat envers eux alors que nous souhaitons uniquement prendre notre envol ?

Depuis le tout premier jour, ils nous ont dicté nos gestes : Marche ! Dis maman ! Dis papa ! Va te coucher ! Fais tes devoirs ! Ils nous ont tracé un bel avenir composé d’études supérieures, de poste qui nous fera gagner des millions, d’une petite maison avec vue sur le supermarché du coin et de la langouste au dîner! Ils nous ont placés sur un piédestal en trimbalant l’un de leurs plus beaux slogans très convaincant : «Mon fils est le meilleur/ Ma fille est la meilleure». Or, derrière cette façade de meilleurs parents du monde marin (oui…on s’enfou de la galaxie maintenant), nous souffrons en silence en nous prédisant un avenir de futur bossu à cause du poids de la pression.

Malgré tout nous avançons en tentant de se tromper de direction sur cette route bien tracée. Ceux qui y arrivent déçoivent toujours et les «T’es qu’un/e ingrat/e» tournent plus que jamais en boucle. Décevant ceux qui nous ont donné la vie devient ainsi pire qu’un crime. Imposer nos propres rêves et opinions sont d’autre part passible à une peine capitale : «Tu ne sais pas ce qui est bien pour toi, nous si ! Alors écoute-nous». La rébellion pointant son nez et l’âge de l’indépendance arrivant à grand pas, les parents doivent capituler. Insultants et insultées, ils nourrissent cette part de rancœurs qui attendent que nous chutons pour nous balancer : «On te l’avait dit ! T’aurais dû nous écouter ! Tu l’as bien cherché !» Sauf que pour nous chaque chute nous rapproche plus prés de la victoire, celle d’être un jour indépendant… d’avoir un travail qui ne correspond en aucun cas aux désirs de nos parents, de réaliser petit à petit nos rêves et de ne plus avoir peur de se faire descendre par : «T’es qu’un/e ingrat/e»…

mercredi 7 avril 2010

Silence...

Divali 1

Des cris qui transpercent le silence de la nuit, puis l'explosion de nombreuses insultes qui sortent un paresseux de son sommeil profond. Je me réveille péniblement pour constater une scène déjà-vu semée de pleurs pas vraiment sincères et de mots tranchants l'état endormi de mes oreilles. Brisant les barrières de cette bulle de silence, le bruit me force à avoir des gestes pas vraiment précis tout en me demandant ce que je foutais dans cette merde...Les mêmes pensées reviennent toujours dans ces moments : au fond, je l'ai toujours su, ils ne sont pas heureux et ils comptent bien m'entraîner avec eux au fond de ce trou qu'ils ont pris le soin de se creuser pour continuer leur manège violent...retour du silence, place maintenant à un sommeil semé de sursauts et de questions.